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Les idées reçues

 LES INSECTES :

 La lutte contre les xylophages, ces fâcheux insectes amateurs de bois, s'organise d'abord grâce à Dame Nature.

Pour la plupart des utilisations, des essences comme le chêne, le châtaignier ou le mélèze n'ont besoin d'aucun traitement, de même que les bois d'agencement (lambris, parquets).

Ensuite, il est préférable de respecter toutes les règles de l'art dans la conception de sa maison : choix des bois, traitements certifiés, mise en œuvre de qualité...

Quant aux termites qui aiment tant l'ombre, l'humidité et les sous-sols, il suffit de s'en protéger par un traitement au sol.

 

LE BOIS, ATTENTION AU FEU ! :

Certes, le bois brûle dans nos cheminées l’hiver. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, il offre une excellente tenue au feu.

Sa faible conductivité thermique en fait un bon isolant : le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier !

En outre, sa teneur en eau entraîne la formation d'une croûte carbonisée. Celle-ci devient dès lors isolante, et freine la combustion jusqu’à l’empêcher.

Solide comme du bois !

En cas d'incendie, ce matériau se révèle même plus sûr que d'autres, puisqu'une structure en bois conserve sa capacité de portance plus longtemps que son équivalent en acier ou en béton.

Comme pour toute habitation, les maisons en bois sont soumises à de strictes réglementations : elles doivent résister le temps nécessaire à l'évacuation de ses habitants soit plus de quinze minutes.

Quand le bois brûle, il se consume lentement en gardant ses qualités mécaniques pendant de longues heures et sans dégager de gaz toxiques. 

Toujours pas convaincu ? Pour preuve, les pompiers autorisent l'utilisation du bois dans les parois coupe-feu !

 

TROP DE BOIS EXOTIQUE :

En France, 80 % du bois consommé provient des forêts de l’Hexagone et 15% nous vient d’Europe, essentiellement de Scandinavie, d’Allemagne… La part des bois exotiques demeure donc mineure dans notre consommation de bois (un peu moins de 5 %).

Le bois est souvent la seule source d'énergie des populations des zones intertropicales. Plus de 80 % des bois tropicaux sont utilisés comme bois de feu !

En tant que matériau, là encore, le bois est utilisé à 80 % sur place, pour la construction. Cette situation, liée à l'état de développement des pays, explique que plus de la moitié du bois coupé dans le monde, l'est en zone tropicale.

Les bois tropicaux qui sont exportés représentent à peine 3 % des bois prélevés dans ces régions. Leur commerce, lorsqu'il est issu d'une exploitation légale, représente une ressource importante pour les pays exportateurs.

Et donc, une opportunité de développement ! En Afrique (principal bassin d'approvisionnement de la France), les gouvernements se dotent de nouvelles lois forestières et travaillent en coopération avec les pays du Nord, à la mise en place d'une gestion durable de leurs forêts.
 
 
LE BOIS, TROP D'ENTRETIEN :

Quel que soit le matériau employé, toute construction requiert un « toilettage » régulier. Et comme le prouvent les multiples exemples de constructions anciennes, la construction bois, bien conçue et réalisée par des professionnels qualifiés, n’implique pas un entretien plus fréquent. D’ailleurs, sur le continent nord américain, 98 % des habitations individuelles sont bâties ainsi.

En extérieur, sa protection est tout aussi aisée. Le bois laissé au naturel est patiné par le soleil, sa teinte variant du noir au gris argenté selon les climats, l'altitude et les essences utilisées. Cette décoloration ne remet en aucun cas en cause le caractère sain du bois.

Une façade en bois brut, par exemple, ne demande aucun entretien. Tandis que celle recouverte de peintures de pigments clairs peut atteindre des intervalles d'entretien de 10 ans et plus.